Ces schémas qui se répètent : pourquoi on retombe dans les mêmes pièges

Il y a un moment où on finit par se le dire : ce n’est pas la première fois. Les mêmes types de relations. Les mêmes conflits au travail, avec des personnes différentes. La même fin, encore.

Un exemple qui revient souvent : une femme change d’emploi pour la troisième fois en cinq ans. Chaque fois, le début est excellent. Chaque fois, elle prend graduellement plus que sa part — les dossiers dont personne ne veut, les urgences, les heures. Chaque fois, elle finit épuisée et amère, convaincue d’être tombée sur une mauvaise équipe. Ce ne sont pas les équipes qui se répètent. C’est le moment, vers le troisième mois, où elle n’arrive pas à dire que c’est trop.

Ce n’est ni de la malchance ni un mauvais sort. C’est un schéma. Une manière de réagir qui s’est mise en place à un moment où elle était utile — se taire pour avoir la paix, tout prendre sur ses épaules pour être aimée, partir avant d’être laissée — et qui est restée, longtemps après que le contexte a changé. Le schéma continue de nous protéger d’un danger qui n’existe plus.

C’est pour ça qu’il résiste aux bonnes résolutions. On peut se promettre cent fois que cette fois-ci ce sera différent : quand le déclencheur apparaît, la réponse part avant la réflexion.

Le premier levier n’est donc pas de lutter contre le schéma, c’est d’apprendre à repérer ce qui l’allume. Ce moment précis, juste avant que ça reparte. Qu’est-ce que tu te dis, juste avant de reculer ?

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