Une amie annule un souper à la dernière minute. Regarde ce qui se passe ensuite.
L’émotion
D’abord, il y a l’émotion : la déception. Elle arrive seule, elle ne se commande pas, et elle n’a pas à être justifiée.
La régulation émotionnelle
Ensuite, il y a ce qu’on en fait. On peut la reconnaître, la nommer, respirer un coup, se dire qu’on est déçue et que ça se comprend, puis décider d’en parler ou de passer à autre chose. C’est la régulation : on traverse l’émotion.
Le mécanisme de défense
Ou bien on peut se dire qu’on s’en fout, que de toute façon on n’avait pas si envie que ça, qu’on ne se rendra pas disponible la prochaine fois. C’est le mécanisme de défense : on évite l’émotion au lieu de la traverser.
La différence a l’air mince sur le coup. Elle ne l’est pas dans le temps. La régulation laisse la relation intacte. La défense, elle, soulage quelques minutes et construit une distance, morceau par morceau, jusqu’au jour où on se retrouve entourée de gens à qui on ne dit plus rien.
La dernière fois que tu as dit « ça ne me dérange pas », est-ce que c’était vrai ?
Pour aller plus loin
Pour comprendre ce que tes émotions essaient de te dire, lis Émotions et besoins : ce que ta colère, ta tristesse et ta peur veulent dire. Les mécanismes de protection (déni, justification, comparaison, autosabotage) sont au cœur du nouveau chapitre de mon livre La Confiance Active.
