La confiance ne vient pas avant l’action. Elle vient après.

« Je vais le faire quand je me sentirai prête. » C’est probablement la phrase que j’entends le plus souvent. Et c’est aussi celle qui fait perdre le plus d’années à des gens parfaitement capables.

Prenons une situation courante. Une femme veut retourner aux études depuis six ans. Chaque année, elle regarde le programme, elle lit les conditions d’admission, et chaque année elle se dit qu’elle n’a pas encore assez confiance pour se lancer. La septième année, elle ne s’inscrit pas au programme : elle appelle simplement pour poser deux questions. Rien de plus. Mais après cet appel, quelque chose a changé — pas parce qu’elle a obtenu des réponses, parce qu’elle a fait l’appel. La barrière suivante est devenue plus petite.

On imagine la confiance comme une condition de départ, quelque chose qu’il faudrait posséder avant de bouger. Comme si un jour on allait se réveiller avec assez d’assurance en réserve pour enfin appeler, postuler, dire non, s’inscrire. Mais ça ne fonctionne pas dans cet ordre-là. On agit d’abord, souvent en doutant, souvent mal à l’aise. On vit l’expérience. Et c’est cette expérience qui laisse une trace : la preuve qu’on a été capable. La confiance se construit sur des preuves, pas sur des intentions.

C’est pour ça que je parle de confiance active. Elle ne s’attend pas, elle se fabrique en marchant. Et le pas qui la fabrique n’a pas besoin d’être gros — il a besoin d’être fait.

Alors la vraie question n’est pas « est-ce que je me sens prête ? ». C’est : cette semaine, quel serait le plus petit geste possible dans la direction où je veux aller ?

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