« Je vais me lancer quand je serai sûre de moi. » La semaine dernière, je vous parlais de la salle d’attente, cette pièce où l’on peut passer des années à attendre de se sentir prête. Aujourd’hui, je veux vous parler de ce qui nous garde assis si longtemps.
Le mythe du 100 %
Derrière cette attente, il y a une croyance que j’appelle le mythe du 100 % : l’idée qu’une vraie confiance serait totale, permanente, sans aucun doute. Comme si un matin, on allait se réveiller complètement sûre de soi, et qu’à partir de là tout deviendrait facile.
Cette confiance-là, personne ne l’a. Les gens qu’on admire pour leur assurance doutent eux aussi. Ils ont simplement appris à avancer avec leur doute.
Ce qu’on ne voit pas chez les autres
La conférencière qui semble tellement à l’aise sur scène a peut-être eu le cœur qui battait fort dans les coulisses. La collègue qui prend toujours la parole en réunion se demande peut-être, en rentrant, si elle a dit une niaiserie. On compare notre intérieur plein de doutes à leur extérieur qui a l’air calme. Forcément, on se trouve en retard.
La confiance change selon les situations
On peut se sentir solide au travail et beaucoup moins devant un groupe. À l’aise avec ses enfants et toute petite devant un médecin. C’est normal, et c’est même une bonne nouvelle : la confiance se construit une situation à la fois, par l’expérience. Vous n’avez pas besoin de la trouver partout d’un coup.
Combien il en faut pour commencer
Beaucoup moins que vous le pensez. Si vous êtes prête à 60 %, c’est souvent assez pour faire le premier pas. Le reste s’apprend en chemin, parce qu’il y a des choses qu’on ne peut savoir qu’une fois rendue là.
Un petit exercice
Pensez à un projet que vous repoussez. Sur 100, à combien vous sentez-vous prête ? Notez le chiffre. Puis demandez-vous : qu’est-ce qui me ferait monter de 10 points ? Très souvent, la réponse tient en une petite action concrète que vous pourriez faire cette semaine.
La semaine prochaine, je vous partage un outil tout simple pour passer à l’action quand le doute est encore là : le « 1, 2, 3… je m’active ».

Pour aller plus loin, découvrez mon livre La Confiance Active : Avancer sans attendre d’être prêt.
